Je sombre dans l’oubli de mon âme,
J’emprunte des chemins qui ne me ressemblent pas,
Mais au fond, ne suis-je pas las de contrôler cette vie,
Qui m’ennuie sinon pourquoi m’en plaindre,
Toujours, comme une rengaine, une tragique mélodie.
Je pleure de cette existence si commune,
A ces murs roses, de ces routes grises, du vent qui souffle,
De ce soleil qui brille même lorsque mon cœur s’essouffle,
A croire que personne ne voit jamais les naufragés qui au loin,
Dans une immensité de larmes se noient, comme je me sens si bas.
Je t’appelle, espère cette bouée qui me sera lancée,
Par cet homme qui pourra enfin me comprendre,
M’aimer sans chercher à me percer de mes secrets,
Enfouis non comme un trésor, mais un fardeau qu’il me faut oublier.
Je te supplie de sortir de sa détresse mon âme en quête de caresses,
Sur ma peau, cette chaleur de ces mains qui glissent,
M’amènent en de merveilleux pays, de jouissance et de miel à la fois,
Et me perdre, m’égarer, dans tes yeux, dans tes bras.
Aime-moi sans retenue, sans peine et sans amertume,
De mon cœur tu disposes sans limite, sans que pensée mauvaise nous fasse,
Douter mon amour, de ce nous que j’espère depuis toujours,
Comme le fruit d’un péché jamais encore consommé et qui me manque déjà.
Egaré mais pas encore perdu, je sais qu’un jour, me chercher tu viendras,
Me trouver en quel état, je ne sais pas, de larmes sur mon minois,
Peut-être tu trouveras, comme un vestige du temps qui a fuit mes rires,
Comme des trésors longtemps oubliés, qui de me cœur endormi,
Tes mots si doux, raviront et pourront enfin ressortir,
Cette si douce mélodie, qu’aimer me fait dire, dans le creux de ton cou…