Je ne veux pas vivre seul à regarder le ciel,
A pleurer les étoiles qui meurent,
Je ne veux pas vivre seul et sans rêve,
A peiner pour trouver du bonheur.
Marcher dans les rues, les yeux qui regardent ailleurs,
Perdu dans cette foule, désespérante et fuyante,
A me raccrocher aux folles idées du malheur,
Qui vous poussent dans un lit, presque mourrant.
Tu ne peux pas me quitter, me laisser comme cette mer,
A marée basse, ce que tu as laissé sur mon cœur,
Je ne peux pas oublier ces années, presque hier,
Amarré là-haut, ce que j’ai prié pour cette lueur.
Qui brille comme l’or dans mes yeux de pauvresse,
Qui scintille tandis que toi tu jubiles en pensant à moi,
Je me faufile dans ses draps de velours,
Père de nos vies, pieu de nos espérances viles,
Je me hais de nous aimer sans amour,
Ce que la vie, nous laisse de peur, je vieillis,
Ta bouche sur ma queue, mes billets dans ta poche,
Tu pues la bile que tu laisses sur mon cœur,
De cette rage insolente qui s’abreuve de nous,
Alors que je paie ce désespoir qu’il me reste.
Je ne veux pas vivre seul à regarder le ciel,
A me dire que demain, c’était déjà hier,
Et qu’aujourd’hui, il faudra que de nous, je survive,
Je préfère aller jouir dans ces chemins de boue,
Où la pute sans vergogne qui m’aura oubliée,
Deviendra à son tour, celle que j’ai été.
Je ne peux plus vivre seul et me dire, que je n’ai pas existé.