Son innocence n’avait d’égal que mon insouciance,
Je bravais la vie tandis que les heures passaient,
Lui n’avait de cesse de m’aimer insouciamment,
Comment aurais-je pu faire pour ne pas lui résister.
Ses cris retenus de l’intérieur en étaient quasi pesants,
Se sentir aimé, désiré, une habitude que j’avais oubliée,
Dans ses yeux, respirait ce parfum un peu flippant,
Lorsque visage contre visage, le son de sa voix était,
Ce tout qui de ma vie m’avait tant manqué.
Une chance ou un hasard venue s’immiscer dans mon lit,
Plus besoin d’être guidé de sa lumière,
J’avais l’impression de reconnaître ces chemins, la route,
Enfin libéré de ces incertitudes qui nous oppressent, désunis,
Plus besoin d’être baigné de sa lumière,
Je pouvais sans me cacher rire aux éclats, sans me retenir,
Et devenir cet homme, heureux, élagué de ces doutes.
Viens en moi comme le fruit défendu que j’affectionne tant,
Sentir ta chaleur me brûler l’ambiance tandis que je fonds,
Viens ne t’arrête pas de me pénétrer de ta puissance,
Sentir que tout m’échappe et de mes mains me raccrocher,
Pour ne plus sombrer dans ces sous-sols, ces bas fonds,
A la recherche d’un baiser, d’une attention qui une fois envolée,
Me laisse et m’abandonne avec tout cet arrière goût délavé.
Rien ne peut nous séduire autrement que nos mains enlacées,
A croire que demain sera différent et que nous serons tous les deux,
A braver les éléments, à rester l’un pour l’autre fasciné,
Et conduire cette vie qui deviendra avec nous plus rieuse.
Nos projets dans nos corps, se confondre pour ne pas s’oublier,
Déjà quand tu pars encore une fois, une larme, sur le départ,
Encore une fois, une promesse trahie sur le quai de cette gare,
Et moi, et nous, une lueur d’espoir pour ce soir, seul à te deviner.
Près de moi, cette odeur, ton indélébile empreinte sur l’oreiller,
Et mes mains me caressent, à trop se languir que ce ne soit toi,
Qui poursuive ta quête en mon corps, de tes yeux qui me déshabillent,
Envie incontrôlable de courir sur le quai de cette gare,
Te prendre à m’en faire crever, ne plus se séparer, rester avec toi,
Tant pis pour demain, tant pis pour ces autres qui souhaitaient cette place,
En mon cœur, de ta lumière, tu as su le regarder, le rendre moins futile.
Ta langue glisse sur mon cou, mes ongles dans ta chair humide,
Ce soir devient encore un de ces jours ensoleillé, un ciel étoilé,
Ton courageux, s’aventure encore en cette forêt, provoquant ces cris,
Qui s’exhibent de ma rage pour exciter cet appétit que tu mets,
A me donner ce plaisir, cette sensation d’évasion qui devient torride.
Da sa lumière, à y penser, j’aime d’être enfin, en ce jour, aimé à mon tour.