Que de discours, se parler comme la première fois,
Je t’ai regardé, visage adossé à l’oreiller, tu tues ma foi,
Celle qui borde mes chemins, qui m’appellent au désarroi,
De s’aimer de si loin, il ne reste pourtant que ces toi,
Qui nous viennent de si loin, du plus profond de moi.
L’être dans mes bras, je le tiens, larmes roulent,
Sur mon minois, émerveillé par cette lumière si fragile,
Tu me délivres le plus beau cadeau, de si loin, je vois,
Que nos routent brisées appellent des souvenirs,
Qui ne sont plus que de vilains cauchemars,
De si loin, tu me reviens, et te dire que s’aimer,
A porté en ce mot, ce joyau offert en secret.
Tu illumines par ton sourire ce tendre matin,
Une fleur à ton chevet et mes heures perdues,
Je reviens chaque jour, le cœur léger,
Je suis ce tout que tu espérais, prêt à t’accueillir,
Je sais ces silences, ces doutes, nos lendemains,
Cette chair qui nous ressemble et nous rassemble,
Et se dire, qu’aimer prend une autre route,
Celle des rires et des pleurs, tant espérés.
Il est là, présent, le cadeau de toute une vie,
De naître, n’est pas si difficile, bordé de souffrances,
Attendues comme l’espérance, se demander si réussir,
Peut fléchir à l’arrivée, c’est un don que tu me fais.
De si loin, nos vies s’attardent, durant neuf mois,
En suspend nos cris, délivrer d’un mal qui nous veut du bien,
De si loin, je reviens avec toi, pour nous souvenir,
Que ce jour, où naissance tu as portée, je t’aime, et je t’aimerais,
D’aussi loin que je me souvienne.