J’ai réfléchi mais je n’ai pas trouvé les raisons,
Qui m’appellent à tant de désespoir, qu’ai-je fait,
De mal que je ne me souvienne pas, pourquoi moi ?
Au fond d’un précipice, projeté au fond de mon lit,
Je revis ces heures passées à rechercher les pires,
Moments d’une vie, qui s’effacent autant que ma mémoire,
J’ai pourtant envie de continuer à vivre, à ressasser ces heures,
Déchirées par l’instant présent, à me demander pourquoi moi ?
Je prie comme personne avant moi, le dieu d’une étincelle,
Existence brisée que ce jour, où j’apprenais la cause,
Du mal qui me ronge et m’emporte loin de tout espoir,
Je tremble, je voudrais tant avoir la force de m’accrocher,
Mais ai-je le courage, seulement, hurler de ne pas comprendre,
Pourquoi moi ?
Se réveiller et réaliser qu’il n’est point de cauchemar possible,
Et que cette vie, c’est bien la mienne, même si je préfèrerais,
Qu’elle ne fût réelle, et que la lumière blanche soit rouge,
Que le ciel ne s’ouvre, et que la terre continue à me porter,
Le poids d’une vie, la réalité d’une mort, ne plus compter,
Pour personne, à se dire que c’est moi, qui partira le premier.
Je récolte le fruit d’une espérance, le fin mets d’une escarbille,
Dans mes yeux qui luttent pour conserver ce visage en mémoire,
Avant de se voiler au rythme de mon souffle qui disparaît et me quitte,
Tout juste le temps de me demander une dernière fois,
Pourquoi moi ? Et n’avoir dans cette éternité, pas de réponse, silence oblige.