Il y a le temps, il y a les autres,
Sans détour, il y a aussi du moi dans tout cela.
Dépeint comme une insolente vie, portée par quelques larmes,
Où d’épuisement je consume, les quelques flammes,
D’un être si puissant mais tout autant fragile,
Comme ces infimes secondes, qui du temps, ne reste rien.
Il y a le temps, il y a mes craintes, les faux-semblants,
Et tous ces autres qui à tort, à raison me crie de vivre,
Pour moi, pour eux, et nous se déchaîne sans passion,
De ces rêves qui ne viennent pas, des accalmies sans tempête,
Risque d’érosion ne peut nous atteindre de cette monotonie,
Qui du temps, rythme nos deux misérables vies.
Il y a ces bouteilles à la mer qui se perdent en chemin,
Emportant avec elles, ces messages dispersés pour rien,
Même mes yeux qui joutent avec les pleurs se larmoient,
De toi, d’un rire, d’une émotion sincère et de mots qui rassurent,
Rien ne vient, jamais, tu vis avec tes yeux comme un aveugle,
Et moi, je ne peux plus attendre qu’un jour tu comprennes,
Que le temps ne dure pas et que l’infini n’existe pas.
Il y a nous et cette réalité qui me fait pourtant si mal,
Patience s’en est allée au détour de ces quelques lignes,
Tes sanglots n’y pourront rien changer et moi te dire,
Que le temps fût long, autant que mes terribles soupirs,
Car de mal me déchire, d’avoir vu ce temps s’éclipser loin de nous.
Cruelle fin que celle de s’avouer que nos vies se séparent,
De partir pour ne pas avoir su nous unir,
Du temps, il ne reste que les regrets que ça finisse déjà,
Manque déjà me fait, mais je ne veux plus lutter et souffrir,
Chaque jour, à revivre les mêmes affres, inlassablement.
Je t’aime d’un amour qui ne viendra pas et qui meurt,
Avant d’être né, s’accrochant à un temps qui nous fuit,
Comme de nous, qui chaque jour oublie, que d’efforts,
Il faut redoubler, pour conserver cette chaleur qui en nous brûle,
Cette essence qui s’appelle l’envie d’aimer, mais encore,
Faut-il être simplement deux, à vouloir se dire oui, pour l’infini.
Il y a le temps et demain, de nous, nous pourrons dire,
Temps qui nous porte en de contrées lointaines de ton cœur,
Loin de moi, toi avec cet autre….que je ne connais pas.