Sensible, fraîche, éblouissante, dangereuse
Délicatement posée, sur une table transparente
Tes yeux plongés vers elle, pétillants, plein de feu
Tes mains, sur toi, cherchaient, à parler
Elle te donne, trop de plaisir peut-être, en cet unique instant
Tes larmes glissent doucement sur ton minois, ébranlant
Toutes tes émotions, plus un mot ne trouve place
Devant cette merveille, épineuse, couleur de feu
Animant tous nos sens, passionnément tu penses,
Que sans elle, tu ne peux t’arrêter de m’aimer
Ton cœur serré, attiré, tu penches, l’envie de la serrer
Contre toi, sentir du plein de tes narines, son odeur
Parfum enivrant, presque trop cruel, envoûtante
Presque trop, tu sais, mais en l’instant cet air pur soudain
Ravive en toi, une lueur longtemps cachée.
Enfin le bonheur te parle, à travers moi, tu te redécouvres des sentiments
Il y a nous maintenant, et ce présent, simple, charmant, mais qui dit tout.
A quoi je pense, lorsque tes yeux me fixent, voilés derrière ce rouge, presque troublant
Aveuglant, l’amour qui nous touche
Plus qu’un enfant, sans devenir pesant.
Elle saura s’effacer avec le temps, mais nous, toujours,
Encore plus vivant que jamais, mieux que cette fleur fanée
Devenue ainsi sans lutter, laissant un souvenir presque parfait
De toi, de moi, et d’une simple rose.