A terre, les yeux vers le ciel, le visage perdu,
Mon corps se tord sous le poids d’une solitude,
Eternelle qui viole chacun de mes rêves endormis,
Je peine à trouver un souffle pour m’arracher à cette vie,
Où je tombe à chaque pas et difficile de me relever.
Je veux t’aimer, te toucher, te caresser et nous donner une chance,
Pourtant mes mains sur ton visage tremblent, et mon regard te fuie,
Mes mots te brutalisent, mon agacement te rend sourde à cet amour,
A mon amour, à mon amour,
Sentir ton parfum dans le creux de mon cou, un plaisir inespéré qui vibre,
Je laisse le feu me recouvrir de sa chaleur, isolé dans ma candeur,
Illusoire car au fond de mon être glacé, résiste une certaine vérité,
Où j’ai peur de te dévoiler cet amour qui plie, cet amour qui survit,
A ton amour, à ton amour,
Et nous deux, on court, on cherche cet amour, qui nous unit, qui nous délivre,
Tu me désires, je te savoure de ces contours qui me font frémir,
Tu me rejettes l’instant d’après, je te dévore et nous captivent,
Ce jeu du pire et des éclats de rire, j’ai peur de nous, de cet amour,
Qui vole, qui s’envole, à toi de me dire, si tu convoitises mon appétit,
Ma bouche sur ton corps et tes mains sur mon prodige que tu allumes,
Pour notre amour, pour notre amour,
A terre, les yeux vers le ciel, le visage tendu,
Mon corps se vide et n’attends plus que l’heure,
Eternelle, pour arrêter ce viol de mon esprit endormi,
Je peine à trouver la route pour me soigner de cette vie,
Où je glisse doucement vers la folie,
De cet amour, de cet amour, à nos amours.