J’ai bien compris que pour nous, le feu était au rouge,
Et que les yeux qui se larmoient, se meurent,
Du temps qui nous emporte dans nos sensuelles déroutes,
Et se comprendre, puis attendre que nous vienne l’heure.
Tu me tiens la main, nos souffles se marient, caressant nos cous,
Et si juste à présent, il n’y avait que nous,
Se chercher, infatigable épopée qui me scie le cœur,
Te trouver, influence mes envies, de tout briser,
Nous espérer, incurable espérance, mon amour,
Oublier, punition ultime, qui me retranche dans mes doutes.
Mon âme qui se méprend se surprend de ne vivre que pour toi,
Sans sourciller, elle avance, résiste et fond dans tes heures durant,
Mon amour, juste pour nous, cette histoire sans fin ni commencement.
Et puis, ce feu, désespérément, reste au rouge,
Mes mains se faufilent entre ton sourire et ton corps,
Quête d’un soldat troublé que je suis, sans combattre,
Puis mes yeux, d’avoir trop pleurer, te fixent,
Avant de sceller en guise de paix, par ce baiser,
Immortel et cruel, sur ta bouche, nous délivre,
Et ton regard perdu, se sustente d’un rire,
Avant d’autres pleurs étouffés, avant tout, de partir.
Le feu sera-t-il un jour au vert que j’espère,
Le croire m’aiderait à ne pas nous trahir,
Ce serment qui nous lie malgré nous, même si difficile,
Te laisser m’aimer et se dire que demain,
Ne se lèvera pas avec nous, dans ce lit qui nous fascine.