Tu parles d’amour comme si de cette histoire naissait,
Autre chose que des discours, de ces routes jalonnées,
Par nos vies déjà pleines de ces regards amusés,
De nous voir s’émouvoir d’un sourire, drôle d’idée.
Salope ! Que sais-tu que j’ignore, encore de cette pathétique existence !
Seulement que mon cœur se meurt lorsque tes yeux regardent ailleurs,
Que ma peau me brûle comme carbonisée par ces flammes, des enfers,
Ceux-là même en secret, depuis toujours, j’espère que tu m’en délivres.
Va-t’en ! Et reviens encore ! Et toujours, comme peur que tout s’arrête,
Je suis pourtant ce courage qui est à ma libido, ce que Maryline est à Kennedy,
Je te colle à la peau, je t’habille de chaque goutte de ma sueur, je t’habite,
Comme j’ai trouvé en toi, ces espaces si grands, que l’amour en est blême.
Violence ! Tu me fais souffrir de ne pas être là, à panser mes blessures,
Je saigne de nous voir attendre, chacun, rongé par la distance,
Comme tu nous vois vieillir déjà, moi, je n’espère que vivre hors tu temps,
Avec toi, comme ces années, où de l’enfance, j’ai aimé faire le mur,
Te retrouver après, doux baiser, comme l’envie d’être consolé, d’erreurs du passé.
Aime-moi ! Au prix de ces souffrances que tu ne connais pas !
Au prix de l’insolence quand de mes yeux de garce, je te dévore,
Au prix de la défiance, que tu ne trouves dans mon lit, le lot de l’indifférence,
Comme je te hais de me laisser me languir, alors que pute, je ne pourrais être.
Aime-moi ! Au défi je te pousse de trouver les mots assez justes pour oser,
Me conquérir comme personne avant toi, n’a su faire,
Comme personne d’assez fort, haut monté pour ne pas dire, perché,
Me ravir de ces heures tombées dans l’oubli, je désespère,
Que ta bouche me nourrisse de ces phrases, secrètement espérées,
Je t’aime, de cet amour, que personne n’entend,
Juste nous, car d’amour, rien ne s’explique, et pourtant,
C’est de cet amour que je vie.