Je marche dans la rue, peur de me retourner,
Je frôle ces murmures, j’ai trop mal pour pleurer,
Je sais que tu entends et j’ai le cœur brisé,
De nos vies qui s’éloignent à force de nous méfier.
Quand tu me tiens la main, je sens sur moi se poser,
Leurs regards assassins comme pour nous défier,
Se parler sans se cacher, devient quête d’éternité,
Je vie la rage au ventre, à cette guerre où il faut résister.
Libre, je veux me sentir libre de t’aimer, t’embrasser,
De caresser ton visage dans la lumière du jour,
Libre, je veux me sentir libre, nous délivrer, nous libérer,
Se laisser emporter à la dérive et effacer tous nos doutes,
Pour être enfin libre.
Je vie au fond du cœur cette une histoire sans nous,
Je vibre au gré des autres sans pouvoir choisir,
Nous prendre en silence comme nos larmes qui roulent,
Sur nos visages, réponse de leur indifférence à nos cris,
Je veux me venger de nos baisers, las de nous voir sombrer,
Personne ne peut nous priver de cette liberté,
Je ne veux plus de nous, dans cette vie enfermée,
Il faut que cesse nos routes sinueuses et déchaînées.
Libre, je veux me sentir libre de t’aimer, t’embrasser,
De plonger mon regard dans le tien qui se morfond,
Libre, je veux me sentir libre, nous délivrer, nous libérer,
De toucher les contours de ton corps de mes mains qui fondent,
Pour être enfin libre.
Faire parler l’amour plus que fort que leur mépris,
Nous accorder cette chance que personne n’ait prêt à nous donner,
Prendre à contresens ces chemins, courir, tout casser sans répit,
Pour que demain ne soit plus qu’une idée qui nous fasse espérer.
Libre, je veux me sentir libre de t’étreindre de nos baisers,
Face à eux, ces imbéciles qui nous auront oubliés,
Libre, je veux me sentir libre loin de tous les dangers,
Dans tes bras, je pourrais enfin me rapprocher,
Nous sentir enfin libre et s’aimer, libéré.